
Gérard Guérin au grill
Fournaise médiévale au Grenier à Sel à Chagny
Par David Cogan
Au Grenier à Sel, à Chagny, vous jetez un regard vers le grill au feu de bois qui occupe presque un mur tout entier où vous vous attendez à voir le propriétaire, Gérard Guérin, hisser la moitié d’un bœuf sur les charbons ardents. L’ambiance rustique et médiévale fait le charme de cet endroit. Gérard et son équipe extrêmement efficace, s’affairent habillés en chez cuisinier. De superbes murs en pierre s’élèvent autour des dîneurs vers un large plafond voûté en pierre sculptée. Les chandeliers en fer forgé diffusent leur lumière dans l’obscurité enfumée qui scintille sur les dalles de Bourgogne roses du plancher.
Lors de notre visite au Grenier à Sel par une glaciale soirée d’hiver, nous nous sommes engouffrés entre les lourds rideaux, passant du froid du soir à la chaleur de l’établissement. La fournaise du grill nous mena vers la réception où Gérard nous a accueilli avec un grand sourire et nous a conduit à notre table. Un apéritif nous attendait sur la table, gracieusement offert par la maison. Bien que le service ne soit pas à l’anglaise, la cordialité et la promptitude des serveurs et des serveuses étaient très professionnels. N’étant pas de gros dépensiers, nous avons choisi le menu à 14,90€ composé d’une entrée, salade au hareng ou salade nordique, d’un plat de résistance, porc grillé et un choix de gratins ou andouillette ou « petit salé » et lentilles, suivi de desserts faits maison.
Le vin fut éminemment buvable
La carte des vins proposait toutes les appellations auxquelles vous pourriez vous attendre dans un restaurant bourguignon mais aucun grand producteur. La renommée est souvent synonyme avec un prix élevé. Nous avons choisi de sortir le grand jeu et opté pour une cruche de 50cl de Côtes du Rhône fait maison à 8€. Oui, nous nous trouvons en Bourgogne mais le vin bon marché qui se boit à pleines gorgées n’est pas ce qui se fait de mieux ici. Malgré son prix modique, le vin fut éminemment buvable, doux et fruité.
Le Côtes du Rhône à peine dégusté, les salades sont apparues. Le hareng cru était tout frais mais accompagné d’une laitue au goût de papier et d’une sauce que je ne pourrais décrire. Derrière nous, la viande de porc que nous avions commandée grésillait sur le grill à côté d’énormes biftecks rouges. Gérard conversait avec nous tout en retournant les énormes morceaux de viande. Il s’avéra que Laurence avait enseigné l’anglais à son fils à l’école quelques années auparavant. Tandis qu’ils discutaient du parcours scolaire de son fils, je commençais à m’impatienter pour la viande. Je n’aurais pas dû m’inquiéter, d’un geste plein d’adresse Gérard mit les morceaux de viande juteuse dans nos assiettes, puis sur notre table. La viande était accompagnée d’un gratin de carottes et d’un gratin dauphinois. C’était bon, mais j’ai regretté de ne pas avoir choisi un bifteck géant. Les desserts inclus dans le menu de grippe-sou étaient également appétissants : crême brûlée, tarte aux pommes, gâteau au chocolat, nougat glacé, fromage blanc au coulis de fruits rouges ou fromage.
L’atmosphère est confortable et chaleureuse
Autour de nous, des groupes de vignerons vantaient la production de leurs vignobles tandis que des familles accompagnées de jeunes enfants se détendaient à leur table. Une grand-mère qui se trouvait à la table voisine jouait avec son petit-fils tout en finissant son bifteck fumant. L’atmosphère est confortable et chaleureuse. L’endroit est facile à trouver, sur la rue principale qui mène à la place (Restaurant Lameloise), à Chagny et il n’est pas très difficile de trouver une place de parking en face du restaurant.
Nous avons réellement apprécié notre repas, mais la prochaine fois, je dépenserai quelques sous de plus et je prendrai un vrai bifteck.
Le « Grenier à Sel » se trouve à Chagny en Saône-et-Loire.
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